Être au monde

Entre espaces publics et intimes

La photographie donne, à celui qui la pratique passionnément, le sens de la fragmentation du réel et de la portée du point de vue.
Notions consubstantielles à la démarche de Gwénaëlle Montigné qui, dans son travail, a évolué au travers de propositions interrogeant toujours le paysage, l’environnement proche et quotidien, les présences humaines, dans des variations intimement liées à la temporalité et à l’espace, paysages en mouvement, parcours, lieux de vies, de résistances, d’expressions…

Il s’agit, de façon opiniâtre, de dire le monde, de proposer des visions intimes, de remémorer des instants et des lieux uniques de façons singulières ; évocations partagées/partageables d’émotions, de préoccupations, interrogations que ce monde en devenir inspire à l’artiste.

Lors des dernières années, une catalyse s’est opérée dans ce travail ; après avoir pris des distances avec la seule image, après avoir exploré des médium autres, l’acte de broder, point à point, de relier des micro-espaces les uns aux autres pour former, informer, dessiner, tracer, souligner ; l’acte de broder, redonne à l’image une ligne signifiante, symbolique, évocatrice, unificatrice, offrant « matières » à réflexions.

D’abord blanche sur fond blanc, trace minimale de parcours, la broderie s’est faite porte voix de sentiments, gouttes de sang, épures graphiques de paysages, révélatrice de présences discrètes, de formes de vies, de résistances et de facto d’une certaine conscience du Monde.

Frédéric Mary – Octobre 2014.
Proposition de réflexions autour du travail de Gwénaëlle Montigné.

points partagés

Publicités